projet en cours
Niger XII
Fiche de synthèse
1. Contexte
Le Niger est un des pays qui présente les indicateurs de développement humain parmi les plus bas au monde. Deux nigériens sur trois vivent en dessous du seuil de pauvreté et une personne sur trois en dessous du seuil de l’extrême pauvreté. Les conditions environnementales et climatiques du pays rendent très aléatoire la production agricole et pastorale dont plus de 90% de la population tire ses revenus principaux. D’autant plus que l’absence d’institutions financières adéquates rend difficile tout investissement économique personnel, notamment pour le développement d’activités indépendantes des facteurs climatiques. Par ailleurs, la situation sociale est critique : deux enfants de moins de cinq ans sur cinq présentent des signes de malnutrition, à peine 46% de la population ont accès à l’eau potable et seuls 40% des enfants vont à l’école primaire.
Le projet Niger XII vise à apporter une réponse globale aux multiples facteurs de la faim et de la pauvreté dans la Région de Zinder, au sud-est du Niger. Le projet apporte son aide à plus de 200 villages, soit près de 80.000 personnes avec une attention particulière accordée à la responsabilisation des bénéficiaires dans la conduite des actions de développement. En effet, cette responsabilisation est une condition sine qua non d’une amélioration durable de leur situation.
|
Niger XII et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)
Niger XII participe à l’atteinte des OMD suivants : 1. Réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour2. Réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim3. Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes4. Réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans5. Réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle6. Réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ni à un assainissement rudimentaire |
2. Objectifs du projet[1]
Objectif global
Ø Les conditions de vie des populations sont améliorées.
Objectifs spécifiques
Ø Les capacités économiques des populations sont renforcées.
Ø L’accès aux services de base est renforcé.
Ø La gestion des ressources naturelles et des potentialités agricoles est améliorée.
Ø La dynamique locale de développement (et notamment le rôle des femmes) est renforcée et les stratégies et actions de développement local sont améliorées durablement grâce à la maîtrise d’outils spécifiques.
3. Stratégie d’intervention et méthodologie de mise en oeuvre
Le projet Niger XII est mis en œuvre selon une logique holistique et multidimensionnelle. Ses actions recouvrent les cinq dimensions de la pauvreté : économique, humaine, politique, socioculturelle et défensive. C’est ainsi qu’en fonction des problèmes à résoudre et des priorités propres à chaque village, on pourra rencontrer des actions aussi diverses que la mise sur pied de mutuelles de santé, la formation à la gestion des ressources naturelle, la diversification des revenus, le renforcement de la position économique et sociale des femmes, la réalisation de points d’eau modernes, ou encore l’alphabétisation des adultes.
Niger XII est la suite du projet Niger VI[2] qu’il complète par la couverture de nouveaux villages et la réalisation de nouveaux investissements dans les villages de Niger VI. L’évaluation des actions et résultats du projet Niger VI a mis en évidence que la sensibilisation et la responsabilisation des populations sont un facteur déterminant pour la réussite des actions de développement menées dans la zone.
Cette responsabilisation reste donc naturellement un élément central du projet. Dans chaque village, la population s’organise dans un Comité Villageois de Développement Local. C’est ce comité, représentatif de toutes les couches de la population qui fixe les priorités et est maître d’ouvrage des réalisations, et ce en concertation avec les structures issues de la décentralisation. La vitalité de ces structures permet également, à travers le renforcement de la prise de conscience politique de la population, un meilleur dialogue entre les tous jeunes conseils communaux et la base.
En tant que programme multisectoriel de sécurité alimentaire et de lutte contre la pauvreté, Niger XII met en œuvre quatre grands volets d’activités : un volet « revenus », un volet « services sociaux de base », un volet « ressources naturelles » et un volet « renforcement de la dynamique locale ». Ces activités se renforcent l’une l’autre pour garantir des résultats durables.
|
Principales actions mises en œuvre dans Niger XII Ø Axe « économie locale et revenus »: o Agriculture : Diversification et augmentation des revenus (maraîchage, intensification agricole), gestion des récoltes (banques de céréales) ; o Elevage : Recapitalisation du cheptel détenu par les femmes (happanaye), soutien à l’embouche, soutien de la production et de la commercialisation du lait ; o Soutien aux activités génératrices de revenu par la micro-finance Ø Axe « Accès aux services de base » : o Alphabétisation ; o Amélioration de la couverture des besoins en eau potable ; o Amélioration des conditions sanitaires : § Accès aux soins : mise en place de mutuelles de santé, amélioration des conditions d’évacuation des malades ; § Qualité des soins : équipement des cases de santé, formation et équipement de matrones ; § Prévention : construction de latrines, séances de sensibilisation sur la nutrition, la santé et l’hygiène ; Ø Axe « ressources naturelles/agro-pastoral » : o Formation à la gestion et la restauration des ressources naturelles ; o Sensibilisation et formation à l’exploitation des potentialités agro-pastorales ; o Mise en place de commissions foncières de base et communales Ø Axe « Appui à la décentralisation/renforcement des capacités » : o Mise en place de Comités Villageaois de Développement Local ; o Appui à la formulation de Plans de Développement Local ; o Formations et recyclages en gestion des infrastructures et nouvelles activités développées; o Suivi appui conseil dans la gestion des infrastructures et activités ; o Prise en compte du genre et des minorités ; o Amélioration des stratégies et actions de développement local (SIG, outils d’aide à la décision) ; |
Une situation de référence réalisée en début de projet sert de point de repère pour mesurer le degré d’atteinte des résultats du projet.
6. Planning de réalisation
Le projet Niger 12 a débuté au troisième trimestre 2005
L’exécution du projet est planifiée sur une période de 72 mois (6 ans) et sera mené par une équipe d’experts en gestion de projet, microfinance, hydraulique, nutrition et sécurité alimentaire issus de cette région du Niger afin de maximiser la localisation, au Sud, de la valeur ajoutée du projet.
7. Budget (dépenses)
|
Activités |
Montant EUR |
% du total |
|
Axe 1 : Economie locale et revenus |
813.617,89 |
25,42% |
|
Axe 2 : Accès aux services de base |
1.686.486,60 |
53,01% |
|
Axe 3 : Gestion des ressources naturelles |
183.104,58 |
5,72% |
|
Axe 4 : Appui à la décentralisation / renforcement des capacités |
234.791,13 |
7,33% |
|
2. Sous-total coûts directs éligibles de l'action |
2.928.000,20 |
91,5% |
|
3. Coûts administratifs (9,3% de 2.) |
271.999,80 |
8,50% |
|
TOTAL DES COUTS ELIGIBLES |
3.200.000,00 |
100,00% |
8. Budget (plan de financement)
|
Sources de financement |
Montant EUR |
% du total |
|
Contribution de Fond Belge de Survie |
2.720.000,00 |
85,00% |
|
Contribution financière à charge d’AQUADEV (« apports propres ») |
480.000,00 |
15,00% |
|
TOTAL DES CONTRIBUTIONS |
3.200.000,00 |
100,00 % |
AQUADEV doit donc mobiliser une quote-part d’un montant total de 480.000 € à partir de dons du privé pour financer Niger XII. Chaque euro d’origine privée investi sera multiplié par 6,66, sur le terrain, grâce au cofinancement du Fonds Belge de Survie.
9. Qui est Aquadev ?
AQUADEV est une ONG internationale, active depuis 1987, avec des bureaux actuellement à Bruxelles (Belgique), Dakar (Sénégal), Ouagadougou (Burkina Faso), Niamey (Niger) et Kigali (Rwanda), reconnue internationalement pour son expertise de terrain dans les domaines de la micro finance et de la sécurité alimentaire et pour son soutien à la recherche appliquée en développement.
Son leitmotiv est la recherche de l’impact dans les actions de développement, ce qui implique la volonté d’aborder, avec les populations locales, les causes structurelles de la pauvreté et de la faim sans tabou.
Grâce à des procédures financières et comptables strictes, AQUADEV est une des trois ONGs basées en Belgique dont les comptes consolidés sont certifiés sans réserves par un réviseur indépendant. En 2008, les frais administratifs représentent moins de 6% du budget global.
[1] Un document technique et financier détaillant le projet Niger XII est disponible sur simple demande.
[2] NigerVI Damagaram (2000-2004) : projet de sécurité alimentaire initié par Aquadev (financements FBS) dans le département de Zinder.
Sénégal VII Ferlo
Fiche de synthèse
1. Contexte
Plus de 70% de la population sénégalaise tire ses revenus de l’agriculture, pourtant, tant en milieu rural qu’urbain, la pauvreté grandit. Suite aux ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque Mondiale, la majeure de l’aide internationale au développement n’est pas destinée aux paysans et a conduit au désengagement quasi-total de l’Etat dans la vie des zones rurales. Les quelques investissements dans l’agriculture sont orientés vers l’agro-business, intensif en capital, dont sont exclues la plupart des exploitations familiales. Enfin, les paysans sénégalais sont particulièrement exposés à la concurrence des importations étrangères subventionnées, ce qui, à côté de conditions climatiques aléatoires et d’un faible accès au crédit fait qu’il est difficile, pour un ménage sénégalais, de vivre dignement des revenus de l’agriculture.
Le projet Sénégal VII Ferlo apporte une réponse globale aux défis de cinq communes rurales du département de Louga (nord-ouest du pays à une centaine de kilomètres à l’est de Saint-Louis), dans une logique d’appui aux initiatives locales et de soutien à la décentralisation. Au total, ce sont plus de 110 villages et 30.000 personnes qui sont concernés directement par l’intervention.
Sénégal VII est financé principalement par le Fonds Belge de Survie (FBS) et exécuté par AQUADEV. Les partenaires techniques et opérationnels sont les mutuelles d’épargne et de crédit MEZCOP et MECBAS, les coopératives de commercialisation GANDIOL et COOPEBAS, les associations villageoises de développement, les groupements paysans, le Réseau des Femmes Actives pour la Citoyenneté (REFAC), les collectivités locales (5 Communautés Rurales), l’Agence Régionale de Développement de Louga, les services techniques déconcentrés, AD-Finance Sénégal, le Programme National des Infrastructures Rurales,…
|
Sénégal VII et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)
Sénégal VII participe à l’atteinte des OMD suivants : 1. Réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour2. Réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim3. Donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires4. Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes5. Avoir maîtrisé le paludisme et d'autres grandes maladies, et avoir commencé à inverser la tendance actuelle6. Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales; inverser la tendance actuelle à la déperdition de ressources environnementales7. Réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable ni à un assainissement rudimentaire |
2. Objectifs du projet[1]
Objectif global
Les conditions de vie des populations sont améliorées.
Objectifs spécifiques
Ø Les revenus tirés du maraîchage sont augmentés ;
Ø Des systèmes de sécurisation des ressources issues de l’agriculture pluviale sont développés ;
Ø Des systèmes de sécurisation des ressources issues de l’élevage sont développés ;
Ø Le rôle socio-économique de la femme est valorisé ;
Ø La gestion durable de l’environnement est renforcée ;
Ø L’état de santé des populations est amélioré
Ø La maîtrise des actions de développement par les bénéficiaires est augmentée
Ø Les conditions d’une gestion efficiente des missions de service public des collectivités locales sont réunies
3. Stratégie d’intervention et méthodologie de mise en œuvre
Le projet Sénégal VII s’inscrit dans la continuité du projet Sénégal III, [2] mis en œuvre de 1998 à 2002, dont il capitalise les acquis. Sénégal VII développe une démarche holiste et multidimensionnelle : ses actions recouvrent une large gamme des facteurs de la pauvreté. C’est ainsi qu’en fonction des problèmes à résoudre et des priorités propres à chaque village, on pourra rencontrer des actions aussi diverses que, notamment, le développement de mutuelles d’épargne et de crédit, la mise en place de coopératives de commercialisation et d’approvisionnement en intrants, la réalisation de points d’eau modernes, le renforcement organisationnel des organisations communautaires de base, la formation technique et l’alphabétisation, …
Pour AQUADEV, la prise en compte des acteurs publics nés de la décentralisation au Sénégal est vitale tant du point de vue de la réussite des actions que dans la perspective de la prise en mains des moyens par les populations bénéficiaires. A cet égard, l’articulation de l’action des organisations bénéficiaires et des pouvoirs locaux nous semble déterminante.
C’est pourquoi, la démarche participative est au cœur de l’intervention. A travers des Associations Villageoises de Développement, les villages participent mieux à la vie politique locale, ils sont mieux armés pour défendre leurs intérêts auprès de leurs représentants dans les conseils ruraux ou régionaux, ou auprès d’autres intervenants.
Par ailleurs, une part importante du budget du projet est consacrée à la mise sur pied de fonds de développement local, au niveau de chaque commune, qui viennent en soutien à l’exécution du plan de développement local.
|
Actions mises en œuvre dans le cadre du projet « SénVII»
Ø Axe dynamisation de l’économie locale (maraichage, agriculture pluviale et élevage) o Appui en équipement via le renforcement d’institutions de micro-finance, mise sur pied de fonds de calamité dans ces IMF o Création de magasins d’intrants o Soutien aux coopératives de commercialisation o Installation de magasins de stockage collectif o Réalisation ou réhabilitation de points d’abreuvement Ø Axe valorisation du rôle de la femme o Mise en réseau des groupements féminins o Formation technique et équipement Ø Axe gestion durable de l’environnement o Production d’engrais organique o formation dans l’utilisation rationnelle des pesticides o mise en place de bois villageois Ø Axe santé o Réalisation ou réhabilitation de points d’eau potable, formation des comités de gestion et des artisans réparateurs o Diffusion de moustiquaires imprégnées Ø Axe maîtrise des actions de développement o Formation d’alphabétiseurs et alphabétisation o Renforcement organisationnel et institutionnel des institutions partenaires Ø Axe renforcement de la gestion locale o Elaboration de plans locaux de développement o Mise en place d’un système de financement des investissements des communes o Réalisation d’un système d’information géographique |
6. Planning de réalisation
Sénégal VII a débuté en 2003, et se conclura en 2009. Il est mené par une équipe d’experts en gestion de projet et sécurité alimentaire issus de Sénégal afin de maximiser la localisation, au Sud, de la valeur ajoutée du projet.
7. Budget (dépenses)
|
Activités |
Montant EUR |
% du total |
|
Axe 1. Dynamisation de l’économie locale |
1.293.263,73 |
37,96% |
|
Axe 2. Valorisation du rôle de la femme |
159.668,36 |
4,69% |
|
Axe 3. Gestion durable de l’environnement |
239.502,54 |
7,03% |
|
Axe 4. Amélioration de la santé |
454.951,83 |
13,35% |
|
Axe 5. Maîtrise des actions de développement |
357.987,82 |
10,51% |
|
Axe 6. renforcement de la gestion locale |
901.230,72 |
26,46% |
|
4. Total coûts directs éligibles de l'action |
3.406.605,00 |
91,50% |
|
5. Coûts administratifs (9,29% de 4.) |
316.460,57 |
8,50% |
|
TOTAL DES COUTS ELIGIBLES |
3.723.065,57 |
100,00% |
8. Budget (plan de financement)
|
Sources de financement |
Montant EUR |
% du total |
|
Contribution financière à charge d’AQUADEV (« apports propres ») |
558.459,84 |
15,00 % |
|
Contribution du Fond Belge de Survie (FBS) |
3.164.605,73 |
85,00 % |
|
TOTAL DES CONTRIBUTIONS |
3.723.065,57 |
100,00 % |
AQUADEV doit donc mobiliser une quote-part d’un montant total de 558.459,84 € à partir de dons du privé pour financer Sénégal VII. Chaque euro d’origine privée investi sera multiplié par 6,66, sur le terrain, grâce au cofinancement du Fonds Belge de Survie.
9. Qui est Aquadev ?
AQUADEV est une ONG internationale, active depuis 1987, avec des bureaux actuellement à Bruxelles (Belgique), Dakar (Sénégal), Ouagadougou (Burkina Faso), Niamey (Niger) et Kigali (Rwanda), reconnue internationalement pour son expertise de terrain dans les domaines de la micro finance et de la sécurité alimentaire et pour son soutien à la recherche appliquée en développement.
Son leitmotiv est la recherche de l’impact dans les actions de développement, ce qui implique la volonté d’aborder, avec les populations locales, les causes structurelles de la pauvreté et de la faim sans tabou.
Grâce à des procédures financières et comptables strictes, AQUADEV est une des rares ONG basées en Belgique dont les comptes consolidés sont certifiés sans réserves par un réviseur indépendant. En 2008, les frais administratifs du siege représentent moins de 6% du budget global.